Histoire de l’art · 3 min de lecture

L’art déco, un style né à Paris en 1925 et nommé bien plus tard

septembre 2024

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La toile Moonrise Tide de Casopra au-dessus d’un canapé incurvé de couleur crème dans un élégant salon art déco

Motifs rayonnants, zigzags, or sur noir, chrome et laque. L’art déco est le style des Années folles. Pourtant, presque personne ne l’appelle « art déco » à l’époque. Le nom arrive quarante ans plus tard.

Pavillon des Galeries Lafayette à l’exposition internationale des arts décoratifs à Paris en 1925, carte postale
Pavillon des Galeries Lafayette à l’Exposition internationale des arts décoratifs et industriels modernes, Paris, 1925. Carte postale, Éditions artistiques LIP. Domaine public, via Wikimedia Commons.

Une exposition à Paris en 1925

En 1925, Paris accueille l’Exposition Internationale des Arts Décoratifs et Industriels Modernes, qui rassemble des milliers de créateurs venus de toute l’Europe et d’ailleurs.2

Le style présenté à cette exposition se diffuse vite. Il apparaît en Europe occidentale dans les années 1910 et 1920 et devient un courant majeur aux États-Unis dans les années 1930.1 Britannica le résume ainsi : « le modernisme devenu mode ».1

Un nom inventé plus tard

À l’époque, les Français parlent de Style Moderne. Les critiques britanniques et américains emploient « Moderne », « Jazz Moderne » ou « Zigzag Moderne ».2 Le terme « art déco », abréviation d’arts décoratifs, n’est forgé que dans les années 1960, quand le style revient à la mode.1, 2

D’où vient le style?

L’art déco emprunte à de nombreuses sources. Britannica cite l’Art nouveau, le Bauhaus, le cubisme et les costumes et décors des Ballets russes de Diaghilev, ainsi que l’Égypte ancienne, l’art autochtone d’Amérique, l’Antiquité classique et la nature.1 Le V&A ajoute les arts d’Afrique et d’Asie de l’Est.2

Ses vedettes sont autant des designers que des artistes, de l’ébéniste Jacques-Émile Ruhlmann au créateur de verre et de bijoux René Lalique et au couturier Paul Poiret.1

Pavillon du grand magasin Printemps à l’exposition de Paris de 1925, carte postale
Pavillon du Printemps à l’exposition de Paris de 1925. Carte postale, Éditions artistiques LIP. Domaine public, via Wikimedia Commons.
Le Chrysler Building à New York, photographié depuis l’Empire State Building en 1932
Le Chrysler Building vu depuis l’Empire State Building, 1932. Photographie de Samuel H. Gottscho. Bibliothèque du Congrès. Domaine public.

À New York, l’art déco prend de la hauteur

Aux États-Unis, l’art déco devient vertical. Le Chrysler Building, conçu par William Van Alen et achevé en 1930, est souvent considéré comme le gratte-ciel art déco par excellence, avec sa flèche d’acier inoxydable aux motifs rayonnants.1

Le Rockefeller Center et l’Empire State Building suivent. Dans les années 1930, le style gagne South Beach, à Miami, aujourd’hui un quartier historique.1 Il passe de mode pendant la Seconde Guerre mondiale et revient à partir de la fin des années 1960.1

La toile Austin Sunburst de Casopra au-dessus d’une console noire et laiton dans un couloir art déco vert foncé
Sur l’image : Austin Sunburst, une toile Casopra.

L’art déco à la maison

L’art déco aime la symétrie. Centrez une toile au-dessus d’une console, d’un manteau de cheminée ou d’un buffet. Reprenez ses tons d’or ou de laiton dans une lampe ou un cadre de miroir.

Des murs profonds, verts, bleu marine ou noirs, font ressortir les tons métalliques. Dans une salle à manger, une toile art déco au-dessus du buffet donne le ton à toute la pièce. Consultez notre guide sur la hauteur et la largeur à choisir.

Les toiles de cet article

Or, noir et géométrie

Quatre toiles verticales au rythme des années 1920.

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