La toile Moon Over Quiet Fields de Casopra au-dessus d’un lit, dans une chambre bleu profond par une soirée étoilée

Chefs-d’œuvre · 2 min de lecture

The Starry Night, ce que Van Gogh voyait de sa fenêtre à Saint-Rémy

juillet 2025

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En juin 1889, Vincent van Gogh peint le ciel nocturne qu’il voit de sa fenêtre à Saint-Rémy, dans le sud de la France. La fenêtre existe. Une grande partie de ce qu’il peint est inventée, et c’est justement ce qui donne encore tant de vie au tableau.

Corridor in the Asylum de Vincent van Gogh, septembre 1889, un long couloir voûté dans des tons verts et orangés
Vincent van Gogh, Corridor in the Asylum, septembre 1889. The Metropolitan Museum of Art, New York, legs d’Abby Aldrich Rockefeller, 1948. Domaine public.

Une chambre dans un ancien monastère

En 1889, Van Gogh entre de lui-même à l’hôpital psychiatrique de Saint-Rémy-de-Provence, installé dans l’ancien monastère de Saint-Paul-de-Mausole.1 Il y passe douze mois en 1889 et 1890, dans l’espoir de soulager sa maladie.2

Il continue de peindre les champs de blé, les oliveraies, les cyprès, les iris et l’hôpital lui-même.1

« Ce matin j’ai vu de ma fenêtre la campagne longtemps avant le lever du soleil, avec rien que l’étoile du matin, qui paraissait très grande. »

Vincent van Gogh, lettre à son frère Théo, Saint-Rémy, vers le 31 mai–6 juin 1889
The Starry Night de Vincent van Gogh, 1889, un ciel nocturne tourbillonnant au-dessus d’un village et un cyprès sombre à gauche
Vincent van Gogh, The Starry Night, Saint-Rémy, juin 1889. The Museum of Modern Art, New York. Domaine public, via Wikimedia Commons.

De l’observation à l’invention

Le MoMA voit dans le tableau à la fois un exercice d’observation et un écart manifeste par rapport à celle-ci. Le ciel est dominé par la lune lumineuse à droite et par Vénus, l’étoile du matin, au centre gauche.2

Voici ce qui surprend. La scène représente la nuit, mais Van Gogh peint le tableau en plusieurs séances le jour. Le village est invisible depuis sa fenêtre. Il vient d’autres vues. Le cyprès à gauche apparaît beaucoup plus proche qu’il ne l’était. Van Gogh reconstitue certains détails du ciel tels qu’il les voit, mais change la forme des étoiles et leur ajoute un halo.2

« Une nouvelle étude d’un ciel étoilé »

Vers le 18 juin, il mentionne le tableau à Théo presque en passant, avec un autre : « Enfin j’ai un paysage avec des oliviers et aussi une nouvelle étude d’un ciel étoilé. »3 Il estime que les deux études dégagent un sentiment comparable.3

L’émotion avant l’exactitude

Pour le MoMA, le tableau annonce la place nouvelle que la peinture moderne donne à l’ambiance, à l’expression, au symbole et au sentiment.2 C’est le tournant que nous avons suivi dans notre article sur ce que signifie l’art moderne.

Regardez aussi la surface. Les bleus et les jaunes vifs sont posés d’un geste énergique.2 La matière fait partie de l’image, comme on le voit avec l’empâtement. Pour la suite de son histoire, lisez notre portrait de Vincent van Gogh.

The Olive Trees de Vincent van Gogh, 1889, des oliviers aux troncs tordus sous un nuage dans un ciel bleu
Vincent van Gogh, The Olive Trees, Saint-Rémy, juin–juillet 1889. The Museum of Modern Art, New York. Domaine public, via Wikimedia Commons.
La toile Moonlit Momentum de Casopra dans une pièce mansardée avec un puits de lumière, au-dessus d’un bureau où brûle une bougie
Sur l’image : Moonlit Momentum, une toile Casopra.

Un ciel nocturne à la maison

Les scènes nocturnes conviennent aux pièces calmes. Accrochez une toile sombre et lumineuse dans une chambre ou un bureau, près d’une lampe à lumière chaude. Les bleus gagnent en profondeur et les touches claires semblent s’illuminer.

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