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Le sfumato, le secret des contours fondus de Léonard de Vinci

février 2026

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La toile Momentum of Gaze de Casopra au-dessus d’un bureau en noyer dans une pièce grège à la lumière douce

Regardez de près un visage peint par Léonard de Vinci. Essayez de suivre le contour de la joue, le coin de la bouche, la ligne de la paupière. Tout se fond. C’est l’effet du sfumato.

Peindre comme la fumée

Le sfumato est une technique de peinture qui crée des transitions douces, presque imperceptibles, entre les couleurs et les tons. Le mot vient de l’italien sfumare, qui signifie « atténuer » ou « se dissiper comme la fumée ».1

La National Gallery de Londres le décrit comme un effet de fumée qui estompe les contours. Les figures émergent d’un fond sombre par de subtils changements de ton, sans contours tranchés.2

Détail de La Vierge aux rochers de Léonard de Vinci, le visage de l’ange modelé par des ombres douces, sans contours nets
Détail de l’ange. Léonard de Vinci, La Vierge aux rochers. National Gallery, Londres. Domaine public, via Wikimedia Commons.

« Sans lignes »

Dans son traité de peinture resté inachevé, Léonard conseillait de peindre « sans lignes ». On retrouve cet effet dans ses propres tableaux.2

Pour donner vie aux visages et créer une atmosphère, Léonard et ses disciples passaient de la lumière à l’ombre par petites nuances, sans tracer de limite nette.1 Ici, la joue de l’ange se fond dans l’ombre.

Sfumato et clair-obscur

Les deux techniques jouent avec la lumière et l’ombre. Le clair-obscur accentue leur contraste. Le sfumato adoucit le passage de l’une à l’autre. L’Encyclopaedia Britannica fait le rapprochement entre les deux.1

L’exemple le plus célèbre tient à un sourire. Dans La Joconde, les transitions vaporeuses donnent l’impression que le visage s’anime et que le sourire change.3 Son regard raconte une autre histoire, celle de l’effet Joconde.

La Vierge, l’Enfant Jésus et sainte Anne de Léonard de Vinci, des figures aux contours fondus devant un paysage bleuté et brumeux
Léonard de Vinci, La Vierge, l’Enfant Jésus et sainte Anne, vers 1503–1519. Musée du Louvre, Paris. Domaine public, via Wikimedia Commons.

Dans ce tableau tardif, le sfumato agit à deux échelles. Il adoucit les visages au premier plan, puis fait disparaître les montagnes au loin dans la brume bleue. Retrouvez le peintre derrière ces deux effets dans notre portrait de Léonard de Vinci.

La toile Ethereal Dancer de Casopra près d’une fenêtre embuée et d’un fauteuil en lin
Sur l’image, Ethereal Dancer, une toile Casopra.

Des contours doux à la maison

Une image aux contours doux donne une impression de calme. Elle trouve sa place dans une chambre, un coin lecture ou toute pièce baignée d’une lumière douce.

Privilégiez un éclairage diffus. Il préserve l’effet vaporeux de l’image, là où un spot trop direct peut l’aplatir.

Les toiles de cet article

Dans la brume et la lumière

Quatre toiles où les formes se fondent dans la lumière.

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